TRAITES VIVRE

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Traités vivre 2004    



Jésus ! Le connaissez-vous ?
 

 


          Connaissez-vous Jésus?

Non pas le Jésus du théâtre ou du cinéma, mais le Jésus de l'Evangile. Le Jésus dont les Saintes Ecritures disent qu'il est "le même hier, aujourd'hui, éternellement". Jésus, celui dont l'amour et la puissance sont infinis ! Jésus qui est mort sur une croix, tel un malfaiteur, pour que nous, aujourd'hui, nous soyons épargnés, graciés, sauvés.

Mais en réalité, qui donc est Jésus ? Au long des siècles, des gens de toutes sortes ont cherché à le savoir. Déjà, de son temps, beaucoup se posaient la question. Quelques années après la fin de son activité sur la scène publique, un de ses détracteurs, devenu son disciple, l'apôtre Paul, affirmait que, pour lui, "la chose la plus excellente", "le bien suprême", c'était de connaître le Christ (1) . Tel était désormais son but, et le mobile de tout ce qu'il entreprenait était de le faire connaître partout, tant était bienfaisant ce qu'il avait appris de lui. Mais aujourd'hui, comment le connaître ?

D'abord en connaissant sa vie

Il est toujours passionnant d'étudier les paroles et les faits des hommes dont la vie a été ardente. Voulez-vous aller de découverte en découverte dans un voyage étonnant ? Suivons le Christ alors qu'à l'aube de notre ère, il parcourt, avec ses disciples, les routes de la Palestine. Il passe comme un semeur dans son champ, répandant à pleines mains les trésors de son coeur. Il rassasie des foules. Il guérit des malades. Il apaise la tempête sur le lac. Voyez, ici, ces mères qui viennent, au devant de lui, portant dans leurs bras leurs enfants malades, et là, ces quatre hommes, avec leur civière sur laquelle est étendu leur voisin paralytique. Tous se pressent autour de lui.

Mais écoutons-le aussi. Sa parole est porteuse de paix, de tendresse et de force : "Le Père lui-même vous aime", dit-il à ses disciples ; ou encore : "Vous êtes tous frères ; aimez-vous les uns les autres autant que je vous aime". A une mère éplorée : "Ma fille, ta foi t'a sauvée, va en paix", et l'instant d'après, à un père inquiet : "Ne crains pas, crois seulement, ton enfant sera sauvé". Le voici encore, déclarant à une femme perdue : "Tes péchés, tes nombreux péchés te sont pardonnés".

Quand nous aurons ainsi suivi Jésus, étudié ses paroles, découvert son caractère, nous commencerons à le connaître. Ne nous lassons donc pas de lire et de relire les Evangiles qui nous le décrivent, et même toute la Bible dont il est le centre. Peut-être alors, comme Job, pourrons-nous dire : "J'avais entendu parler de toi, mais maintenant mon oeil t'a vu".

Une relation privilégiée

II est une autre manière complémentaire et plus magnifique encore, d'apprendre à le connaître : c'est d'entrer en relation personnelle avec lui.

On pense parfois que les gens de sa génération et de son pays avaient plus de chance que les autres puisque, eux, au moins, pouvaient le voir, l'entendre, lui parler ! Eh bien ! ce privilège n'a pas été réservé à une époque. Aujourd'hui encore, ses appels peuvent nous atteindre. Car il ne change pas ; il est toujours le même ; la mort a été vaincue par sa résurrection ; il vit à jamais. Il est le Christ éternel ! Et comme autrefois, il offrait ses bienfaits à l'aveugle de Jéricho et au paralytique de Béthesda  (2), il nous les offre, à nous, aujourd'hui. Des millions de nos contemporains, à l'heure actuelle, vivent dans son intimité et reçoivent ses inégalables faveurs jour après jour.

Chacun, à sa manière, peut déclarer : "il m'a mis en présence de sa croix ; il a ainsi fait plonger mes regards dans le mystère de sa mort. J'ai compris qu'il s'était chargé du lourd fardeau de mes fautes, qu'il les avait expiées à ma place et qu'il m'avait sauvé".

J'ai lu l'histoire d'un pauvre homme injustement condamné. Jeté en prison, sans espoir de prouver son innocence, il écrivait : "C'est ici que j'ai appris à connaître Jésus. Il est devenu mon consolateur et mon ami. Il habite avec moi dans ma cellule. Quand je commence à pleurer, sa main essuie aussitôt mes larmes. Quand je mange mon pain de prisonnier, la pensée qu'il le partage avec moi le transforme en un mets succulent".

Des témoignages comme celui-ci abondent. Tous ne sont pas aussi dramatiques, mais tous soulignent que la rencontre de Jésus a bouleversé leur vie, la transformant de fond en comble. En ce moment même, il n'est pas loin de vous. Il s'arrête près de vous, comme il s'est arrêté, un jour, dans la cellule du prisonnier, comme il s'est trouvé sur ma route, il y a déjà un certain nombre d'années. Il redit aujourd'hui encore, cette parole que la Bible a conservée de lui : "Me voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi (3)".

Pourquoi n'ouvririez-vous pas cette porte intérieure ? Cette petite porte dont personne n'a la clef si ce n'est vous, pour le laisser entrer. Quelle joie alors ! Et puis, quand on l'a ainsi rencontré, il n'y a rien de meilleur que de le connaître de plus en plus. Ça ne se fait pas en un jour ; il faut continuer à le fréquenter, être souvent avec lui, cheminer avec d'autres personnes qui le suivent, elles aussi. Alors, son caractère devient le nôtre, ses sentiments remplacent ceux que nous avions ; sa pensée, sa manière de voir transforment les nôtres. On finit par lui ressembler quelque peu pour notre bien et celui de ceux qui nous entourent.

Le voici dans votre chambre de malade, sur la route de votre week-end, chez vous, là où vous êtes. Le  voici ! Vos yeux ne le voient pas, c'est vrai. Vos mains ne peuvent pas le toucher non plus, ni votre oreille entendre le son de sa voix. Mais ce n'est pas par hasard que ces lignes sont tombées sous vos yeux.

Alors, pourquoi à votre tour, ne l'accueilleriez-vous pas ? Pourquoi ne lui diriez-vous pas, devant vos questionnements ou devant les misères de votre corps ou celles, souvent cachées, de votre coeur, sinon les deux : "Jésus, Maître, viens à mon aide ?" Il ne vous décevra pas. Au contraire !

ANDRE THOBOIS

1 - Philippiens 3 : 8
        2 - Leur histoire est rapporté dans les évangiles : Jean 5 ; Marc 10 : 46-52
        3 - Apocalypse 3 : 20

"Me voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi. Apocalypse 3 : 20"
 

Traité : Vivre - Format 15x21 - Code 04/2
 

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