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Dans nos coeurs, il y a toujours la place d'un manque.
Un espace nécessaire au désir.
Dès sa naissance, le besoin d'attachement du bébé est aussi fort que son besoin de nourriture. Le sentiment d'être aimé va se construire dans le regard de l'autre. Accueilli par des parents qui l'entourent de gestes tendres, de chaleur, de paroles qui le nomment, il prendra appui sur ces liens d'amour tissés autour de lui, pour affronter le monde; à l'inverse s'il arrive dans un univers vide de présences et de mots, cette première entrée dans le monde sera synonyme pour lui de souffrance et d'insécurité. La quête constante de l'amour Quoi qu'il en soit, notre quête de relation et d'amour sera constante. C'est au fil des rencontres que nous ferons dans notre vie,que nous allons découvrir peu à peu, le visage de l'amour humain. Amour reçu et amour que l'on aura su donner, amour gâché, peut être, ou piétiné jusqu'à le détruire... Toutes ces fois où j'aurais pris du temps pour écouter avec bienveillance, tendre la main, rire, pleurer, danser avec quelqu'un qui me le demande, j'ai aimé. Toutes ces fois, où l'on m'a encouragé(e), félicité(e), nourri(e), pansé(e), accueilli(e), j'ai été aimé(e). « Le plus grand des dénuements, la plus grande des pauvretés, c'est de n'exister pour personne » constatait mère Térésa, immergée dans la misère de Calcutta. Aimer un être, c'est lui accorder ce qui va le réjouir, mais c'est aussi le combler de manière à ce qu'il soit rendu capable de se détourner un peu de lui même, pour offrir à d'autres ce qu'il a reçu. Malheureusement, notre société individualiste, marquée par la course à l'épanouissement personnel, devient aussi frileuse à l'égard de l'autre, supposé menaçant. De plus, notre système de consommation est basé sur un système pervers qui ne repose plus sur la seule satisfaction des besoins : l'objet lui-même se rend indispensable et s'impose aux consommateurs avides d'avoir et d'engranger... « Avoir de l'avoir plein nos armoires » chante Alain Souchon. Cela suffirait-il au bonheur ? La communication publicitaire créatrice de besoins, s'acharne à nous persuader que tout s'achète, même le bonheur, que tout est un produit même l'amour. Quel mensonge ! L'amour n'est pas un objet que l'on détient, que l'on capte, que l'on stocke ou que l'on enferme, comme un produit. L'amour doit circuler, être renouvelé. L'amour reçu ne nous comble pas une fois pour toutes. Ce que l'on a reçu nous pousse à retrouver encore et encore ces moments de délice, de tendresse, d'apaisement et de comblement. Lorsque je suis aimé(e) mon être entier respire, vibre et « raisonne » de manière harmonieuse. Lorsque l'amour fait défaut, mon coeur se vide, s'assèche; mon être se rétrécit jusqu'à perdre le goût et l'envie de vivre. Est-il normal d'avoir besoin de reconnaissance ? Est-il normal de se demander si l'on est assez «aimable» ? Est-il normal d'avoir tant besoin d'amour ? Oui ! Désirer de l'amour c'est reconnaître que l'on a besoin d'aide; c'est aussi reconnaître ses limites humaines : je ne peux pas m'auto-suffire, je ne suis pas suffisant(e) pour savoir aimer convenablement et je ne suis jamais complètement aimé(e) comme je le désire. Qui saura me combler ? A vues humaines, personne. Mais ce sont ces manques et mes propres limites qui peuvent me pousser à m'interroger et me tourner vers l'unique modèle d'amour parfait. Celui qui m'a aimé(e) bien avant ma conception, c'est Dieu, le créateur de l'univers. Moi qui écris ces quelques lignes, je suis orpheline. J'ai crié à Dieu pour recevoir son secours. Il s'est penché vers moi, comme l'aurait fait un papa. Il est le père de toute créature, le père de tous les orphelins et il s'approche avec tendresse de ceux qui le cherchent. En ouvrant la Bible, j'ai découvert des paroles pour moi. Les promesses de Dieu, d'amour et de fidélité, je les ai éprouvées pour ma vie. Sa fidélité se différencie absolument de la précarité de la parole humaine et des manquements humains. Toute la Bible parle de la volonté de Dieu, de secourir ses créatures blessées, abandonnées. Notre méfiance et notre volonté d'autonomie a brisé la relation d'amour qui nous unissait au Créateur dès l'origine des temps. Mais il reste en nous profondément, ce désir d'être comblé(e) parfaitement. Inlassablement, Dieu appelle les hommes et les femmes à se réconcilier avec lui. Il est le seul capable de nous accueillir et de nous aimer dans l'état où nous nous trouvons, de manière inconditionnelle. Il vient au secours des défaillances humaines. L'insécurité, la haine, la peur, la jalousie, la douleur, l'amertume... font de chacun de nous des victimes et des persécuteurs, tour à tour. Notre Créateur et Seigneur est le seul à pouvoir m'apprendre à aimer, parce qu'il m'a aimé le premier. Dieu nous a prouvé son amour en envoyant dans le monde, Jésus-Christ son unique fils, qui a accepté de se laisser condamner à notre place. Et encore à cause de son amour, il l'a ressuscité d'entre les morts. Tu es aimé(e), mieux encore tu as été désiré(e). Le regard de Dieu est sur ta vie. Son bras n'est pas trop court pour te secourir. « Tu m'as fait ce que je suis et tu m'as tissé dans le ventre de ma mère. Mon corps n'était pas caché à tes yeux quand dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre ; je n'étais encore qu'une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m'avais destinés, alors qu'aucun d'eux n'existait encore. » (Tiré du Psaume 139 de la Bible, versets 13 à 16). Dieu nous a montré à quel point il nous aime: le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore des pécheurs. (Romains 5.8 ) Caroline Marchal.
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