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Point n'est besoin d'avoir l'esprit religieux pour reprendre cet appel au secours contenu dans la prière chrétienne du Notre Père tant le mal est présent dans la réalité de la vie humaine. Tous les hommes, à quelque religion qu'ils appartiennent, ou qu'ils soient sans aucune religion, soupirent après la délivrance de tout ce qui cause malheur et souffrance. Personne n'y échappe : maladies, accidents, épreuves de l'existence individuelle, conjugale, sociale, professionnelle, ou épreuves de la vie du monde, guerres, cataclysmes, famines, misère, attentats terroristes... tout le monde est touché par le mal à un moment ou à un autre ! Sans parler de sa manifestation universelle et ultime : la mort. On ne peut que constater un désordre fondamental dans la vie de l'individu comme dans la vie du monde, et la Bible le nomme, d'un mot devenu désuet et pourtant toujours adapté : il s'agit du péché, cette rupture d'alliance originelle avec Dieu dont l'homme a pris la responsabilité sous l'influence de l'adversaire du Créateur appelé le diable, et qui fait que le mal est venu se greffer sur la création bonne de Dieu, comme la cellule cancéreuse sur un organisme sain. La Bible ne cherche à aucun moment à expliquer le pourquoi du mal, comme si expliquer le mal était déjà une manière de le justifier. Le mal ne peut pas être expliqué : il existe, c' est tout ! Le bien et le mal sont deux réalités qui cohabitent dans le monde jusqu'à maintenant et qui cohabiteront jusqu'à la fin de notre histoire. Vous qui lisez ces lignes, peut-être avez-vous actuellement à faire face de manière précise et douloureuse à telle ou telle manifestation du mal dans votre vie, et cherchez-vous un chemin sinon de délivrance, en tout cas d'espérance. Mal volontaire Mais le mal n'est pas seulement un fait que l'être humain est appelé à affronter ; il est aussi un produit de l'esprit humain se voulant autonome dans la détermination de la conduite de l'homme : la morale (on dit plus volontiers aujourd'hui l'éthique) se préoccupe de ce qui est bien et de ce qui est mal. Mais pour définir ce qui est bien et ce qui est mal, il faut une référence, un guide digne de confiance. Force est de constater qu'aujourd'hui, on appelle souvent bien ce qui est mal et mal ce qui est bien, en tout cas quand on considère, comme c'est mon cas, que la norme du comportement humain se trouve dans la Bible. Et celle-ci déclare qu'il ne peut pas y avoir de bonheur pour ceux qui transforment le mal en bien, au contraire ! C'est plutôt le malheur qui attend ceux et celles qui ne veulent pas tenir compte du message du Créateur adressé à ses créatures. Alors, y aurait-il sur terre des bons et des mauvais ? D'un point de vue humain, certainement, mais aux yeux de Dieu, tous sont mauvais et touchés par le désordre du péché. N'en déplaise à Jean-Jacques Rousseau, personne n'est bon naturellement. Le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible, nous révèle qu'à la suite de la désobéissance à Dieu du premier couple de l'humanité, la nature humaine se trouve marquée de génération en génération par le mal. Je suis donc, en tant qu'homme ou en tant que femme, à la fois victime du mal et responsable du mal que je constate en moi et autour de moi. Mal vaincu Qui donc nous délivrera du mal, et de la mort ? La Bible nous indique que le secours ne peut pas venir de l'homme. C'est pourquoi Dieu, qui n'a jamais cessé d'aimer l'être humain, a pourvu à notre besoin de salut. Seul Dieu peut nous délivrer du mal et nous faire échapper à ses conséquences éternelles. Jésus, le Sauveur, est venu pour cela. Si Dieu ne cherche pas à nous expliquer le mal, il est venu le prendre sur lui en la personne de Jésus, son Fils. Lui qui était exempt du mal dans sa personne, il a subi le mal de la part des hommes dans ce qu'il a vécu comme souffrances jusqu'à sa mort terrible et injuste sur la croix. En Jésus, Dieu connaît le mal par l'intérieur, non pas de façon théorique, mais par expérience personnelle ; c'est pourquoi il peut nous comprendre et nous aider ! Paradoxalement, le mal a été vaincu sur la croix par Jésus, par sa mort même ! Si le mal existe toujours, s'il n'a pas été éliminé, par contre il a perdu sa domination, son hégémonie, son monopole pourrions-nous dire et, le moment venu, quand Dieu en décidera ainsi, il disparaîtra complètement. C'est en faisant pleinement confiance à Jésus, en plaçant notre foi en lui, que nous pouvons, non pas faire disparaître le mal de notre vie, mais le surmonter et en être vainqueur par la force de l'Esprit. La victoire est possible par Jésus, et par lui seul, car s'il est mort sur la croix, il est aussi revenu à la vie ! A nous de choisir Confrontés comme nous le sommes tous au mal, nous avons besoin de deux choses : une force pour supporter le mal que nous expérimentons dans notre propre existence, et une espérance qui nous permette de regarder plus loin que la souffrance du temps présent et nous porte vers un avenir où le mal ne sera plus. Sachons que le mal n'aura pas le dernier mot dans l'histoire de notre monde, contrairement à ce que nous pourrions craindre. Il a été vaincu par Jésus et sa défaite sera évidente quand Jésus reviendra et établira la domination permanente du bien. C'est l'espérance sûre et certaine que nous propose la Bible et dans laquelle nous sommes invités à entrer dès aujourd'hui. Alors demandons à Dieu de nous délivrer du mal, comme Jésus nous l'a lui-même enseigné dans la prière du Notre Père, et suivons le conseil que nous lisons dans la Bible : "Voici, j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; Choisis la vie, afin que tu vives, toi et les tiens !" . Raymond Chamard "Je vis un nouveau
ciel et une nouvelle terre ... Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne
sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières
choses on disparu."
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