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Il demeure un folklore autour de Pâques. On parle encore de cloches venant de Rome et d'oeufs en chocolat à découvrir dans le jardin. Le caractère de ces souvenirs est sympathique, mais à l'origine, Pâques, c'est plus que cela. Or, parler de la résurrection de Jésus-Christ devient rare. Le thème même de la résurrection n'est plus à la mode, détrôné par la fascination de la réincarnation. D'un côté comme de l'autre, on cherche à faire un pied de nez à la mort : revenir à la vie ou revivre autrement ! Faut-il mourir pour revivre ? Les chrétiens prétendent et affirment que Jésus, Fils de Dieu, mis en croix où il meurt, est revenu à la vie trois jours plus tard. Voilà l'origine chrétienne de la Pâque, terme qui veut dire « Passage ». Il est passé de la mort à la vie ! Bon nombre de personnes qui ne croient ni en Dieu, ni en Jésus-Christ, ni en ce que dit la Bible, aimeraient pourtant vivre ce passage : passer dans une autre vie, pour ne pas dire dans une autre dimension. Un réflexe de vie, une espérance d'au-delà au-delà de la logique de foi. Or, la perception intuitive d'une autre vie après le passage sur terre est peut-être le souvenir enfoui de cette graine d'éternité que Dieu a mise en chacun. Nous sommes malgré tout, et parfois malgré nous, tendus vers cette attente, cette espérance. Lorsque Jésus ressuscite, il atteste cette réalité dont il semble avoir raccourci le processus. Saint Paul écrit qu'il est le premier à ouvrir la voie. Mais faut-il mourir pour revivre ? L'expérience chrétienne parle alors de nouvelle naissance et la Bible encourage cette conversion, ce changement radical. Pouvoir faire table rase, effacer et repartir à zéro, écrire à nouveau sur une page blanche, refaire sa vie et se donner une nouvelle chance : autant d'idées et de propos souvent véhiculés sur le ton de l'espérance mais aussi sur celui de l'impossible. Impossible parce que l'on retombe toujours dans les mêmes ornières, les mêmes travers, les mêmes habitudes canalisées par le tempérament, le caractère, notre propre nature. On note alors les limites des efforts et des résolutions trop vite oubliées. Le passage de la mort à la vie Il y a une expression biblique brutale mais parlante pour évoquer cela : le chien retourne à ce qu'il a vomi ! Alors, mission impossible ? Non ! Mais il y a un passage obligé, une Pâque incontournable. Pour changer de vie, il faut changer de maître. En s'imprégnant du message de Jésus-Christ, on change totalement de point de départ, de point de vue et donc de perspectives. Avec lui, il devient possible de tout recommencer autrement, avec de nouvelles bases sur lesquelles s'édifie une vie nouvelle. Il faut oser le pas, le passage, la Pâque qui va de la mort à soi-même à la vie en lui. Le salaire que paie le péché, c'est la mort; mais le don que Dieu accorde gratuitement, c'est la vie éternelle dans l'union avec Jésus-Christ notre Seigneur. Romains chapitre 6, verset 23. Eric Denimal
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