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Dieu ne serait-il qu'une option ? Notre temps est très particulier. Matérialisme, refus des arguments d'autorité le caractérisent. L'homme moderne refuse "d'être pensé à partir de Dieu" et "d'être après Dieu". Le mouvement s'est aujourd'hui inversé. L'homme ne subit plus, il contrôle, il dirige. Il n'a plus besoin de Dieu pour fonder sa morale et comprendre qu'il faut respecter autrui. Il veut être au centre, car il est à lui-même sa propre solution. Pourtant, beaucoup de nos contemporains sont en recherche de sens. Le religieux est une dimension légitime et incontournable de l'humain. De fait, le phénomène de "sortie de la religion" dont parlent les sociologues ne s'est pas traduit par la fin des croyances. Aussi, n'est-ce pas étonnant, qu'aujourd'hui encore, "le souci du divin émerge à nouveau de façon massive et multiforme" (Alain Pons). Mais, ne nous y trompons pas : le retour du religieux n'est pas un retour à Dieu. L'ancien matérialisme cohabite avec l'affirmation du sacré. On peut "être profondément ouvert à la dimension religieuse" et en même temps se reconnaître "incapable de croire". Paradoxe révélateur du refus de la soumission à un absolu. C'est vers une religiosité sans Dieu que l'on se dirige. De nouvelles voies de spiritualité s'ouvrent ainsi devant les hommes. Le brassage des populations et des cultures facilite la recherche. On choisit ce qui plaît , "ce qui fait du bien". Pour beaucoup. Dieu n'est qu'une option. Ils se veulent libres de toute obligation, de tout conformisme religieux. Prier les aide à vivre, alors pourquoi pas ? Priorité est donnée à l'épanouissement personnel, à l'accomplissement de soi. Si Dieu peut aider dans cette direction pourquoi pas ? Quand tout va mal, quand la crise s'aggrave, quand tout s'effondre autour de nous, pourquoi ne pas se tourner vers Dieu ? Dieu ne serait—il qu'une option ? Dieu ne serait-il qu'une option pour sortir de la crise ou pour découvrir "un plus" ou "un autre chose" après quoi nous soupirons secrètement ? Faut-il donc "essayer Dieu" et voir si cela marche ? Les leaders du Nouvel Age nous proposent de regarder dans plusieurs directions, car "Tout peut réussir" disent-ils. Il ne faut pas hésiter à "pénétrer dans l'inconnu". Peu importe ce que vous croyez, du moment que cela vous fait du bien. "C'est vrai, si tu le crois." L'expérience prendrait-elle le relais de la réflexion ? Le besoin secret de religieux, de sacré conduirait-il à abdiquer sa raison ? Il ne faut pas qu'il en soit ainsi. Cet enseignement n'apporte aucune certitude. Il conduit, au contraire, sur le terrain vague de l'irrationnel. La foi ne nous permet pas "de dire tout ce que l'on veut, sans avoir à prouver quoi que ce soit ". Dieu s'est fait connaître par la venue de Jésus—Christ Le Dieu que la Bible révèle, le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu sage et bon. Il n'a pas voulu rester lointain, inaccessible. IL a dévoilé son visage. Il s'est fait voir dans la personne du Christ. C'est le message que nous apporte l'Evangile, message exceptionnel, unique, qui bouleverse, encore aujourd'hui. ceux qui le reçoivent. Dans la personne du Christ, Dieu est aujourd'hui tout proche. Avec lui peut commencer une relation privilégiée. On est loin des croyances proposées qui ont partie liée avec l'obscur, l'invérifiable, l'ambigu. C'est en pensant à partir de Dieu que l'homme trouvera la réponse aux questions fondamentales que posent le mal, la souffrance, la mort. Se tourner vers Dieu est une nécessité. Il n'y a pas d'autre issue pour l'homme, il est perdu s'il ne revient pas à Dieu. Nous ne sommes pas les enfants du hasard et de la nécessité. "Au tréfonds de l'être humain est implanté le sens de l'éternité (1)". C'est Dieu qui l'a voulu ainsi pour que nous pensions à lui et que nous comprenions qu'il a voulu notre existence, qu'il s'intéresse à nous. Il nous a fait à son image, capables de penser, d'aimer et d'être aimés. Rencontrer le Christ, c'est rencontrer Dieu. C'est aussi se rencontrer soi-même et s'accepter. C'est trouver assurance et joie pour vivre le quotidien, dans l'espérance que Dieu prépare toutes choses pour notre bien. C'est aussi rencontrer les autres, apprendre à les aimer, différents, mais de la même argile. Rencontrer le Christ c'est enfin rencontrer la création tout entière et porter sur elle un autre regard. La terre est aujourd'hui en danger. Malgré la prise de conscience et le cri d'alarme lancé à diverses reprises par de nombreux scientifiques, la situation continue de s'aggraver. L'homme pourrait bien détruire la terre et se détruire lui-même. La faveur de Dieu est pour vous Le message du Christ n'est pas un message moralisateur, mais libérateur. Il dit la grâce de Dieu, la faveur par excellence, la faveur imméritée qui a pour fondement l'oeuvre accomplie sur la croix dans le don total de sa vie. Grâce de Dieu qui embrasse tout à la fois notre passé et notre avenir. Un passé pardonné et oublié parce que "Si quelqu'un est uni au Christ, c'est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, voici, ce qui est nouveau est déjà là (2)". La grâce de Dieu libère et restaure. Elle fait de nous des hommes et des femmes nouveaux. Elle conduit vers une spiritualité vraie, rationnelle, surnaturelle. Elle nous ôte toute illusion sur nous-mêmes, nous contraint à reconnaître notre état moral, pas très glorieux, et nous en délivre aussi. La grâce nous libère d'un légalisme moralisateur. Elle est, par la puissance de Dieu, une loi de liberté, la liberté de celui qui aime parce qu'il se sait aimé. Dans un temps de refus des arguments d'autorité, celui qui a rencontré le Christ, se soumet à lui dans l'obéissance, car il sait que son autorité, c'est l'autorité de l'amour. Dieu est Père, Berger, Sauveur. Ceux qui ont découvert l'Evangile et l'amour du Christ savent que Dieu ne peut pas n'être qu'une option selon l'humeur du moment. Il est bénédiction, bénédiction pour la vie présente et pour celle qui est à venir. "Je suis le bon Berger dit Jésus. Je suis venu pour que mes brebis aient la vie, une vie surabondante (3)". "Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence pour que nous connaissions le Dieu véritable. Ainsi, nous appartenons au Dieu véritable par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle (4)". Francis Bailet 1. Livre de l'Ecclésiaste, chapitre 3, verset 4
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