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Naître ou ne pas naître (une deuxième fois)
«Le monde, dit-on, est devenu un village». Dans notre société internationale,
ou plutôt qui s'internationalise, il n'y a plus de frontières pour les ondes des
médias. La révolution que provoque Internet est aussi importante que celle
provoquée par la page imprimée de Gutenberg. La globalisation est comme un
torrent impétueux qui déferle sur les continents, sur les peuples, au point
qu'il semble difficile d'y échapper. Ce raz de marée provoque bien des
changements : l'augmentation du chômage, une misère grandissante pour tous ceux
qui n'arrivent pas à prendre le train en marche, un déclin des mesures sociales
pourtant déjà acquises - pour ne pas parler du déclin de la morale, des
valeurs... Tous ne peuvent pas gagner ! Dans ce monde là, tous ne peuvent pas gagner, évidemment... Qu'adviendra-t-il de notre civilisation ? Va-t-elle finir aliénée face à un petit écran dictateur, dictant ses propres repères ? « On n'arrête pas le progrès ! » certes, mais où en sommes-nous avec ce fameux progrès ? Sommes-nous devenus plus intelligents ou plus bêtes ? Deux solutions : bâtir sur le roc ou sur le sable... Ces deux solutions viennent de Jésus. En gros : il faut choisir entre l'intelligence et la bêtise, sachant que l'intelligence signifie écouter Jésus et mettre en pratique ce qu'il dit, tandis que la bêtise serait l'inverse. Voici les faits : Un jour, Jésus était en train d'enseigner ses disciples en Galilée, une grande foule s'était formée autour de lui. Il monta sur une montagne, s'assit, et se mit à parler longuement. Pour bien se faire comprendre, il utilisait un langage imagé. C'est à cette occasion qu'il dit cette parabole : « Ainsi, quiconque écoute ce que je viens de dire et le met en pratique sera comme un homme intelligent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s'est abattue sur cette maison, mais elle ne s'est pas écroulée, car ses fondations avaient été posées sur le roc. Mais quiconque écoute ce que je viens de dire et ne le met pas en pratique sera comme un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s'est abattue sur cette maison et elle s'est écroulée: sa ruine a été complète.» (Matthieu 7,24) Croire ou ne pas croire ? C'est une démarche tout à fait nouvelle qui bouscule notre orgueil plus que
nos préjugés. Ici pas de discrimination, pas de différences de classes, ni de
races. Ceux qui ont fait le service militaire sont déjà passés par cette
expérience lorsque tous se retrouvent au même rang dans un même uniforme.
L'ingénieur doit éplucher les pommes de terre avec l'ouvrier ou avec le plus
simple des cultivateurs. Il y a comme une remise à zéro des compteurs qui
devient à la longue (pas sur le moment) bénéfique pour chacun. Naître ou ne pas naître (une deuxième fois) Dans n'importe quel cas, il y a un choix à faire. Et Jésus n'est pas dupe.
Cette foule, fascinée, qui voudrait l'aduler, finira par le crucifier. Il le
savait. Il savait que ceux qui croiraient vraiment en lui seraient en très petit
nombre. Une dure réalité qui aujourd'hui n'a pas changé. Mais Jésus, le Fils de
Dieu, a toujours affirmé qu'il n'était pas de ce monde. Son royaume est
ailleurs, et en même temps ici. S'il nous appelle à croire en lui, c'est pour
être avec lui dans son royaume. Pour mieux comprendre. Pour mieux comprendre ce qu'est la nouvelle naissance, il faut
considérer ce qu'est la naissance naturelle. Il est rare qu'une mère
accouche seule, sans que personne ne soit là. En général, il y a une aide,
une sage-femme et même un médecin en cas de complication. Et puis il y a
tout ce climat d'affection qui entoure la naissance du bébé dont la simple
venue fera oublier radicalement les douleurs de l'enfantement. Tout sera
préparé pour que ce petit être soit aimé. La naissance est un acte, pas
une théorie. Parier pour "la maison bâtie sur le roc", c'est gagner à coup sûr, quoi qu'il arrive. Si vous décidez de faire ce choix (ce pari, comme Pascal), alors vous faites preuve de la plus grande intelligence. Guy Marchal Jésus à Nicodème : « Ce qui naît de parents humains est humain; ce qui naît de l'Esprit de Dieu est esprit. Ne sois pas étonné parce que je t'ai dit: Il vous faut tous naître de nouveau. » (Jean 3, 6-7)
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