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Tout le monde en parle et il est normal que l'inquiétude soit grandissante : la violence et la délinquance sont devenus de véritables fléaux et les plus hauts personnages de l'Etat ne peuvent plus feindre l'ignorance. En ouvrant l'année, le Président de la République Française a signalé que la lutte contre la violence devait être prioritaire et qu'il fallait se donner les moyens pour trouver de vraies solutions. Il a ajouté, à ce discours, un élément relativement nouveau dans la bouche d'un homme politique : la nécessité de sanctionner les coupables. Parce que si la violence est détestable, ce qui est devenu très irritant et insupportable pour le plus grand nombre d'entre nous, c'est le laxisme avec lequel les coupables sont traités, et la pauvreté de moyens qu'affiche une police démunie. Nous supportons tous très mal les actes de vandalisme et les agressions de plus en plus nombreuses. Nous retenons notre colère (parfois pas assez) devant les dégradations et les brutalités. Nous réclamons justice devant les attaques, les chantages, les menaces, les rackets. Nous demandons plus de sécurité et appelons à plus de civisme. Nous avons peur pour nos biens et nos personnes et refusons un état de frayeur là où l'on espérait une démocratie idéale et une paix civile. Tout cela est normal et c'est parce que la base est de plus en plus en colère contre l'inefficacité des remèdes proposés que le gouvernement doit prendre des décisions fortes et surtout mettre en place des solutions dont les effets soient immédiats. Qui sème le vent... Mais il faut reconnaître que c'est en semant le vent que l'on récolte toujours la tempête. Tout au long de ces dernières décennies, on a relégué la morale et la discipline aux oubliettes, prétextant que ces attitudes de conventions hypocrites étaient aliénantes dans une société qui se voulait évoluée. On a prétendu que l'homme était un être responsable et que le sens commun, sous-entendu le bon sens, était inné en chacun, qu'il fallait l'encourager dans ses libres expressions. Finalement, la philosophie, qui se cachait derrière ces déclarations optimistes et idéalistes, voulait prouver que l'on n'avait pas besoin de règles extérieures et encore moins de moralisateurs qui ne sont jamais que des empêcheurs de tourner en rond. Donc, à bas tous les gêneurs, les troubles fêtes, les castrateurs. Et en premier lieu, naturellement la religion et les églises, les curés et le bon Dieu. L'homme devait être capable de s'affranchir des contraintes et des règles, des lois et des interdictions puisqu'il était parfaitement responsable, majeur et vacciné contre les préceptes infantilisants. Libérés de ces contraintes ancestrales et devenus adultes, les hommes peuvent enfin donner libre cours à leur vraie nature. Or, le résultat est très en deçà des espérances. C'est même la faillite la plus complète. On le croyait cultivé, on le redécouvre sauvage. On le pensait évolué, on le découvre primitif. Et brusquement, on se souvient que l'homme est un loup pour l'homme et que la sauvagerie est inscrite en lui de façon indélébile. On explique alors, pour trouver des excuses, que l'homme est bon mais que c'est la société qui le corrompt. Mais qu'est-ce que la société sinon des hommes (bons) mis ensemble. On dit aussi que c'est la violence et la dépravation des moeurs à la télévision qui influencent les gens. Mais n'est-ce pas ces mêmes gens qui font la télévision et qui gonflent les audimats ? On avance aussi, comme prétextes, que le chômage est à l'origine des violences. Mais aujourd'hui, les bandes de casseurs sont constituées de jeunes qui ne peuvent être au chômage puisqu'ils ont l'âge d'être à l'école ! Il en est statistiquement de même pour les dealers et les racketteurs. Il est très difficile de devoir constater que l'on s'est trompé de philosophie et d'opinion sur l'homme, qu'il faut revoir sa copie et son idéologie. Mais s'il est triste de s'être laissé abuser, il serait dramatique de persister dans l'erreur. Oser dire ce que tout le monde tait Alors, lorsque le Président se tourne vers son Premier Ministre pour lui réclamer des réponses, il n'hésite pas à prendre l'opinion à témoin et il déclare : « L'éducation, la prévention sont incontournables, mais vous savez aussi que la sanction ne l'est pas moins. La sécurité est la première des libertés... et la sanction un repère indispensable. »(Jacques Chirac). Le Premier Ministre se tourne vers son Ministre de l'Intérieur pour avoir des résultats. Et il y va de sa petite phrase également : « Tant qu'on admettra des excuses sociologiques et qu'on ne mettra pas en cause la responsabilité individuelle, on ne résoudra pas ces questions-là ! »(Lionel Jospin). Des lors le Ministre de l'Intérieur ose soudain dire ce que personne n'avait osé avancer : « Il est interdit d'interdire ; comme cela, ce slogan est sympathique parce qu'il nous ramène à notre enfance. Les cahiers au feu et la maîtresse au milieu ! Ça va bien quand on a vingt ans. Mais trente ans après, cela a une autre signification : plus de règle et plus de règle c'est quoi sinon la loi de la jungle ! » (Jean-Pierre Chevènement). On peut espérer que la démagogie ne soit pas en train de faire un nouveau nid dans nos inquiétudes. Mais que seront les solutions proposées pour changer cet état de fait et ces constatations dramatiques lorsqu'il faut compter les voitures incendiées,les banques pillées, les personnes agressées ?... Une plus grande présence policière ? On parle alors de provocation !... Des sanctions au niveau du porte-monnaie en coupant les aides sociales ? On dit alors que les jeunes trouveront l'argent où il est !... Une réforme de la justice ? On en parle depuis si longtemps ! Mais honnêtement Toutes les tentatives qui seront mises en place pour résoudre ces graves problèmes sont à encourager, mais il faut aussi savoir qu'elles ne seront jamais que partielles tant que la racine du mal ne sera pas vraiment dénoncée. Or, la racine de tous ces maux n'est ni inconnue ni nouvelle ; on refuse simplement de la voir parce qu'elle nous dévalorise tous personnellement. Si nous osons nous examiner honnêtement, nous serons obligés de constater que non seulement nous ne sommes pas parfaits, mais nous sommes foncièrement mauvais. Cette triste et redoutable vérité pourrait nous décourager totalement et nous conduire au défaitisme le plus lâche qui soit. Pourtant, il y a aussi en nous des traces de bonté et de beauté. Un très vieux sage écrivait: « Il y a dans le coeur de l'homme une parcelle d'éternité parce que Dieu, son créateur, fait toutes choses droites. Hélas, l'homme préfère les détours. » (L'Ecclésiaste). Notre soif de justice prouve bien que nous avons en nous l'intuition du bien et du correct. Nous ne sommes donc pas si nul que cela ! Mais si nous éteignons en nous notre conscience (qui n'est autre que la timide voix de Dieu en nous), alors nous ne serons jamais que des animaux sauvages déguisés en hommes. Pour guérir la société dans laquelle nous sommes, il faut remonter le courant et reconnaître que c'est le coeur de l'homme qui doit être touché par la grâce et l'amour. Et où parle-t-on plus de la grâce de Dieu et de l'amour du prochain sinon dans la Bible ? Cette Bible qui a fait évoluer la société des hommes tant qu'on a reconnu qu'elle était Parole de Dieu, le Créateur de l'univers et des hommes. Mais dès qu'on l'a mise aux orties au nom des lumières et de l'intelligence, dès que l'on a dit qu'il n'y avait pas de dieu sinon l'homme lui-même, nous sommes partis à la dérive. Il est temps de reconnaître notre erreur. C'est dans la Bible et à l'écoute de la Parole de Dieu que le coeur de l'homme pourra être soigné et retrouver les pistes qui conduisent au bonheur. C'est aussi dans la Bible qu'il y a les règles à remettre en place pour que la société retrouve un climat de paix et de sérénité. Il faut donc corriger le tir et le terme correction a plusieurs sens. Rétablir et sanctionner. Il est évident que si nous ne corrigeons pas nos actions, nous ne pourrons qu'en subir les conséquences qui passent par des sanctions. Cette loi des hommes n'est qu'un pâle reflet de la loi de Dieu. Mais qui se soucie encore aujourd'hui de la loi de Dieu ? Eric DENIMAL «Il y a dans le coeur de l'homme une parcelle
d'éternité parce que Dieu, son créateur, fait toutes choses droites. Hélas,
l'homme préfère les détours. » (L'Ecclésiaste).
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