TRAITES VECU

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Jésus a séché mes larmes
 

 
Jéssus a séché mes larmes.
        
Jésus m'a consolée et m'a redonné la joie de vivre.

Ma mère m'ayant transmis sa croyance catholique, je l'ai prise tout naturellement comme exemple et l'ai suivie dans cette voie. Déjà toute petite, j'étais attirée par toutes sortes de représentations religieuses. Dans ma chambre, je priais à genoux devant un petit autel que j'avais moi-même élevé, et j'aimais me tenir devant ces reliques qui représentaient la vierge Marie, Jésus, les saints, etc.
A ce moment là bien sûr, je ne connaissais pas l'évangile, je n'étais donc pas dans la vérité.

Les années ont passé...

Un jour j'ai rencontré l'homme de ma vie, et nous avons vécu un grand amour. Mais le malheur est venu très tôt toucher notre foyer. A la naissance de Claude notre premier enfant, nous avons appris qu'il était atteint d'une maladie incurable : la mucoviscidose. Quelques années plus tard cependant, une magnifique petite fille est venue soulager notre peine. A cette époque, nous avions une boulangerie-pâtisserie. Levée dès quatre heures du matin, alors que mon mari montait prendre quelque repos, j'accueillais les ouvriers, et la majeure partie de ma journée se passait entre le magasin, les courses, les repas, et le chevet de mon fils.
       Cette vie, décousue et perturbée, a duré une vingtaine d'années durant lesquelles j'ai souffert moralement de voir mon fils détruit peu à peu par la maladie et ne pas pouvoir le soulager. Les soins intensifs sans résultat, les nombreuses nuits blanches, tout ce que cette horrible situation a pu entraîner comme dérèglements, tout cela a aussi affecté notre fille qui a beaucoup manqué de câlins, de tendresse et d'attentions. Un sentiment d'abandon a assombri son enfance. Mais comment pouvait-il en être autrement, dans la situation douloureuse que nous vivions tous les quatre ?
       Tout dans notre foyer, dans notre couple, était bouleversé. Le désespoir m'a alors conduite à chercher du secours dans les lieux de pèlerinage que j'avais fréquentés avec ma mère. Je désirais tellement que Dieu guérisse mon fils et fasse un miracle ! Je l'emmenai à Lourdes, à San Damiano, en Israël, mais toutes ces démarches n'aboutirent à rien, et malheureusement Claude décéda. Je ne pouvais imaginer la vie sans lui. Il me manquait terriblement ! Ce qui s'ensuivit, fut catastrophique : je tombai en dépression et dus être hospitalisée. Au bout de trois mois, je revins à la maison, toujours chargée de mon fardeau. Le temps passa, mais n'atténua pas ma peine, et n'apporta pas de réponse à mes nombreux "Pourquoi ?".

Invitation à l'église.

En face de chez moi, il y avait une boucherie où j'allais chaque jour acheter ma viande. La bouchère qui me voyait sans cesse pleurer, m'interrogea un matin et, après avoir écouté le récit de mes souffrances, elle me dit : "Venez avec moi à l'église, ça ne vous fera pas de mal".
      Du mal ! J'en avais eu assez, alors je ne pouvais espérer que du meilleur ! Pourquoi ne pas accepter son invitation ? Dans les jours qui suivirent, je pris la décision de l'accompagner. Aussitôt arrivée dans la salle dépourvue des ornements que j'avais l'habitude de voir dans l'église catholique, je me sentis à l'aise. Quand l'orateur, qui se trouvait être un missionnaire, commença à parler de ses "aventures" au travers desquelles il avait vu Dieu agir et se manifester, non pas un Dieu lointain qu'on cherche dans les nuages, mais un Dieu que l'on reconnaît dans les moindres détails de sa vie, alors là, je prêtai une oreille attentive. Mon coeur avait tellement soif de repos, qu'il fit tout de suite écho aux paroles encourageantes que j'entendais sortir de la bouche de cet homme.
      Je fus touchée dans mon être intérieur par les paroles de consolation, et des larmes inondèrent mon visage. Les larmes qui avaient coulé depuis des années, larmes de détresse, de souffrance, de désespoir, d'attente, furent remplacées par des larmes d'apaisement, de consolation, de libération, et apportèrent la paix dans mon âme, mon esprit et, surtout dans mon coeur, tellement détruit !

"Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (La Bible, Matthieu 11.28)

L'amour de Dieu dans sa réalité.

Puis le prédicateur termina son discours en invitant chacun à faire confiance à Dieu, et à accepter Jésus-Christ comme Sauveur personnel. A l'instant, je répondis à l'amour de Dieu. Il me consola, sécha mes larmes et me redonna la joie de vivre. Je venais de rencontrer Jésus, plein de bonté, bien vivant, celui qui avait souffert pour moi sur la croix et qui avait répandu son sang pour libérer mon âme de toute l'amertume de la vie et du péché.
      Ce n'était plus le "petit enfant Jésus" que je vénérais, celui qui restait dans ses langes, car celui-ci n'avait rien pu m'apporter. Celui que je venais de rencontrer était le Fils de Dieu qui s'est fait homme, et qui a aussi connu la souffrance afin de pouvoir me comprendre, m'écouter, me consoler. Je sais aujourd'hui que ce jour-là j'ai reçu la vie éternelle, la paix de l'âme, l'assurance que Jésus est avec moi, à mes côtés, jusqu'à la fin de mes jours.

Vous qui lisez mon témoignage, si vous êtes dans la détresse, faites comme moi, confiez lui votre souffrance, et, dès maintenant il prendra soin de vous, car lui-même a dit : "Invoque-moi et je te répondrai." (La Bible, Jérémie 33.3)

Lucette Théodon

Traité : Vécu - Format 10x19 - Code V/24
 

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