TRAITES POUR JEUNES

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La passion de Jésus
 

 


La Passion de Jésus

Ce n’est pas la première fois qu’une scène de crucifixion bouleverse le public: en effet la comédie musicale “Jésus-Christ superstar” reste gravée dans la mémoire de nombreux spectateurs. L’acteur principal s’était alors longuement entretenu de son rôle avec moi. Un homme peut-il incarner le Fils de Dieu ? “Et d’ailleurs”, me disait-il, “peux-tu imaginer l’effort physique que cela représente de se tenir pendant de longues minutes, les bras ouverts, le dos tourné au public ?” Cela ne fait aucun doute ; il n’empêche qu’à un certain moment, l’acteur put baisser les bras, rejoindre le vestiaire, boire une bière, prendre une douche – en outre il était payé pour sa prestation.
     Pour Jésus, c’était différent. A aucun moment, il ne put baisser les bras. Il dut tenir bon sur la croix jusqu’à ce que son corps se fut vidé de sa dernière goutte de sang. Personne ne lui proposa de bière. On lui offrit du vinaigre. Lui ne fut pas payé pour, mais il paya à la croix pour les péchés de l’humanité.
     Il faut bien que quelqu’un paye pour nos péchés. Soit nous paierons un jour en enfer, soit Jésus paie pour nous à la croix. Et c’est précisément ce qu’il fit pour toi. Connais-tu quelqu’un qui ait donné sa vie pour toi ? Laisse-moi te poser une question : Dieu peut-il faire plus que de sacrifier son Fils pour toi ? Quelle autre preuve de l’amour de Dieu réclames-tu encore ? Que te faut-il d’autre pour comprendre que tu as du prix à ses yeux et qu’il t’aime ?

Le chemin vers la croix commença un jour à la crèche qui servit de berceau au Fils de Dieu devenu homme. Il grandit dans une famille nombreuse et, comme son père, il travailla comme charpentier. Il n’a jamais écrit de livre. Il n’a jamais enseigné à l’université. Il n’a pas créé de parti politique. Il n’avait ni armée, ni gardes du corps, ni argent. L’homme dont l’année de naissance marque le début de notre calendrier, et que des millions de personnes suivent, est resté pauvre toute sa vie et pourtant tant de personnes lui doivent une vie infiniment riche. Il disait ne pas même posséder son propre lit. La crèche qui l’accueillit à sa naissance était empruntée. La barque dans laquelle il enseignait était empruntée. Il entra dans Jérusalem sur le dos d’un âne emprunté. Il fêta sa dernière Sainte-Cène dans une salle empruntée. Il fut enterré dans un tombeau emprunté. Il ne revendiquait rien pour lui.
     Tout ce qu’il demande, c’est le cœur de l’homme. Beaucoup n’ont pas de cœur pour Jésus. S’ils lui cédaient plus de place, ils auraient moins de problèmes. S’ils lui accordaient plus d’importance, beaucoup de soucis leur resteraient épargnés. Jésus nous confronte à la question du pouvoir : qui est le maître de ta vie ?
     La plupart ne voulaient pas reconnaître Jésus comme leur maître. Le fait qu’il prétende être le Fils de Dieu et le seul chemin qui mène à lui, cela les gênait beaucoup. Alors, ils lui firent un procès, combines et faux témoins à l’appui. Il fut condamné à mort. Conformément à la coutume de l’époque, la sentence fut exécutée par la mise en croix. Là-bas, sur la déchetterie de Jérusalem, on le laissa agoniser sous un soleil de plomb jusqu’à ce que, suffoquant, il rende son dernier soupir. Or sa croix n’était pas placée entre deux élégants cierges d’autel, mais deux dégoûtants anarchistes. L’un d’eux avait un meurtre sur la conscience. Désormais, il ne lui restait qu’une alternative : jurer ou prier. Il choisit de prier : “Jésus, souviens-toi de moi, quand tu arriveras dans ton royaume.” 
     Quelle situation grotesque ! Dans ses derniers instants, cette crapule attachée sur une croix implore Jésus, lui-même attaché sur une croix, de le recevoir dans le royaume de Dieu. Et Jésus l’accueille favorablement. “Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis.” Cet homme aura été le premier à être sauvé par la croix. Il mourut en paix. L’autre malfaiteur succomba en blasphémant, bien que sa croix fut, elle aussi, toute proche de celle de Jésus. La croix sépare très nettement les hommes en croyants et en incroyants, sauvés et perdus.
     Jésus est venu sauver ceux qui sont perdus. Pour lui, personne n’est trop mauvais. Même si quelqu’un tombe très bas, peu importe : l’amour de Jésus accède jusqu’aux derniers recoins de la culpabilité humaine. Jésus qui a même demandé pardon pour ses propres meurtriers, accorde le pardon à tous ceux qui le lui demandent. La Bible dit : “Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.”
     Tel un paratonnerre, Jésus a attiré sur lui la punition que nous méritions. Celui qui se place sous la croix de Jésus est à l’abri du jugement de Dieu. C’est cela le salut ! L’avenir du monde n’est pas entre les mains des hommes qui se mettent à la place de Dieu. Il est entre les mains de Dieu qui a pris la place de l’homme. C’est-à-dire entre les mains de Jésus.

Ce sont les mains qui se sont laissé transpercer pour moi à la croix. C’est avec ces mains qu’il a enlevé mon péché. C’est pourquoi, il est bon de savoir qu’il a également pris mon avenir en mains.

Il y a mille et une raisons de craindre l’avenir. Il y a une seule raison de ne pas le craindre : Jésus.

Théo Lehmann Théologien

Traité pour jeunes - Format 10x19 - Code Tpj/55
 

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