Superstitieux, moi ?
Un visiteur s'étonnait de voir un fer à cheval sur la porte de Niels Bohr, le
célèbre savant atomiste danois.
— Je n'aurais jamais pensé qu'un homme comme vous puisse croire à une telle
superstition, lui dit-il.
— Oh ! je n'y crois pas, répondit Bohr en souriant. Mais on m'a dit que le
fer à cheval porte bonheur, qu'on y croie ou qu'on n'y croie pas !
Un sondage
Un sondage publié en mai 1990 révèle que les deux tiers des Français ne
s'avouent pas superstitieux. Cependant 56 % disent qu'ils touchent du bois pour
conjurer le sort.
Si 23 % se reconnaissent superstitieux contre 74 % qui déclarent ne pas
l'être, ils sont cependant plus de la moitié à penser que certaines choses
portent malheur. Ils citent, par ordre d'importance : mettre le pain à l'envers,
ouvrir un parapluie dans une maison, casser un miroir ou passer sous une
échelle.
53 % des Français croient aux porte-bonheur : trouver un trèfle à quatre
feuilles, marcher du pied gauche dans une crotte, mettre un fer à cheval sur sa
porte, casser du verre blanc ou voir s'envoler une coccinelle . . . Sans compter
tous les objets qui sont censés porter chance : bagues, colliers, médaillons,
fétiches, mascottes ..
Une pratique occulte
Tout d'abord, beaucoup de personnes sont superstitieuses sans le savoir, tout
comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Elles pensent être
allergiques parfois à toute forme de croyance, mais en fait, elles croient à ce
qu'elles pensent être des signes de bonheur ou de malheur, de chance ou de
malchance, des présages favorables ou défavorables.
Prosper Mérimée a dit : « Le plus sceptique a ses moments de superstition. »
Jean Cocteau, pour sa part, donnait cette définition : « La superstition, c'est
l'art de se mettre en règle avec les coïncidences. »
En réalité, elle est une forme de croyance et de pratique occulte. Le mot
occulte signifie : caché, secret, mystérieux. Il sert à qualifier ce que nos
sens ne peuvent percevoir et ce que notre raison ne peut saisir par elle-même.
Par contre, la foi chrétienne n'a rien de commun avec l'occultisme quelle
qu'en soit la forme. On ne peut être à la fois superstitieux et chrétien.
Le romancier Gilbert Cesbron, qui ne faisait pas mystère de sa foi, faisait
remarquer, non sans finesse :
— Je suis né à Paris le 13 Janvier 1913 . . . Que de 13 !
Et il ajoutait aussitôt :
— Il faut choisir dans sa vie : être superstitieux ou être chrétien . . . Et
vous connaissez mon choix
Une pratique dangereuse
La superstition n'est pas sans danger. Non seulement elle brise toute
relation avec Dieu, mais elle place ses adeptes sous le pouvoir de Satan (son
nom signifie : adversaire). Par toutes sortes de fausses croyances, il veut
empêcher hommes et femmes de se confier réellement en Dieu. Jésus l'appelle « le
père du mensonge ». (1)
La superstition est génératrice de peurs irraisonnées ( pour ne pas dire :
déraisonnables) et de croyances absurdes. Elle n'engendre ni la paix ni le
repos, bien au contraire.
Voltaire a noté : « Les superstitieux sont dans la société ce que sont les
poltrons dans une armée. Ils ont et donnent des peurs paniques. »
Or, la peur et la foi habitent rarement sous le même toit. Quand l'une entre,
l'autre sort. Ainsi donc, la confiance en des amulettes, mascottes, fétiches,
porte-bonheur . . . et la foi véritable sont absolument incompatibles.
Du reste, mettre sa confiance en des objets quelconques auxquels on attribue
une valeur quasi magique, est une forme d'idolâtrie. Les peuples primitifs ne se
confiaient-ils pas en des faux dieux de bois ou de métal, des talismans ou des
gris-gris ?
Prenons-y garde ! Certaines superstitions religieuses sont en contradiction
avec la foi chrétienne authentique et ce que dit la Bible.
La solution
Il est vrai qu'il n'est pas facile de renoncer à toute forme de superstition.
Quelqu'un dira : « C'est plus fort que moi, quand je vois le pain posé à
l'envers, je pense aussitôt qu'un malheur va arriver ». Ou encore : « Quand je
reçois une chaîne à recopier et à retransmettre à plusieurs personnes, je la
recopie et je l'envoie, de peur qu'il ne m'arrive un malheur. »
Laissez-moi vous dire comment être libéré de la superstition et des craintes
ou fausses sécurités qu'elle produit :
Reconnaissez votre besoin d'être délivré. A votre insu, vous étiez esclave de
ces peurs ou de ces croyances erronées, par exemple quand vous touchiez du bois
pour « éviter un malheur » ou bien en portant une amulette. Jésus a dit que
celui qu'il affranchit est réellement libre. (2)
Croyez que Jésus est venu sur la terre pour vous sauver de tout ce qui
dominait sur vous. Ayez désormais la conviction qu'il est mort sur la Croix et
qu'il est ressuscité pour vous obtenir la libération de toutes vos superstitions
et le pardon. La Bible dit : « Quiconque (donc vous et moi) croit en lui reçoit
par son nom le pardon de ses péchés ». (3)
Séparez-vous de tous vos porte-bonheur, pierres magiques, etc
. Jetez-les sans aucune crainte. Maintenant, comme l'a dit Jésus-Christ : «
Ayez foi en Dieu ». C'est lui qui dirigera votre vie. Il vous aime.
Pour vous aider dans ces trois démarches précédentes, vous pouvez demander
l'aide d'un serviteur de Dieu ou d'un chrétien expérimenté qui priera pour vous.
Joignez-vous à une communauté de croyants qui fondent toute leur foi en
Jésus-Christ, celui qui a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous
rendra libre ». (4)
Et que Dieu vous bénisse !
Lucien CLERC
(1) Evangile de Jean, chapitre 8, verset 44
(2) Evangile de Jean, chapitre 8. verset 36
(3) Actes, chapitre 10, verset 43
(4) Evangile de Jean, chapitre 8, verset 32
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