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Dans le film de Roland Emmerich "The day after tomorrow", l'horreur tenait encore de la fiction. La réalité du raz de marée meurtrier, conséquence du séisme dévastateur en Asie du Sud-est, dépasse de loin cette fiction. L'étendue du désastre a suscité un élan de solidarité mondial tout en nous plongeant dans le désarroi et la stupéfaction. En même temps, la question de Dieu revenait à l'ordre du jour. Dieu et le raz de marée Le nombre des victimes défilait sur nos écrans de télévision, comme les chiffres gagnants du loto dans les semaines précédant la catastrophe. Leur nombre augmentait de jour en jour : 8.000, 80.000, 270.000 – combien de noyés Dieu supportera-t-il encore ? Détresse humaine à la une du journal de 20 heures : des centaines de milliers de victimes subissent un terrible sort. Quand les avions s'écrasèrent sur le World Trade Center, nous pûmes spéculer sur les dessous politiques, le terrorisme, les erreurs de l'Amérique. Certes, Dieu n'avait pas empêché l'attentat, mais il y avait des personnes que nous pouvions accuser. Ici, tout est différent. Aucun être humain n'a déclenché le séisme dans l'Océan Indien. Aucun être humain ne peut faire la guerre aux séismes et aux raz de marée. Alors de l'avis d'un grand nombre, le coupable ne peut être que Dieu. Pourquoi Dieu a-t-il laissé faire ? Les victimes de la catastrophe et leurs familles se trouvent confrontés à la question du "Pourquoi ?" et soupirent après une réponse satisfaisante. Mais nul ne la connaît. La Bible nous dit comment Job trouva une inébranlable consolation auprès du Dieu qui lui avait pourtant tout pris, mais le chemin pour y arriver avait été pénible. Ignorer la réponse au "Pourquoi ?" reste profondément humain. Je crois que notre culture a minimisé et rabaissé Dieu. Nous avons réduit notre Créateur à un "bon Dieu" : "Puisque Dieu est bon, tout va bien pour moi !" Et quand tout va mal ? Beaucoup ont vu leur foi emportée par le raz de marée. En quarante années de paix et de prospérité, nous avons oublié que Dieu n'était pas le "bon Dieu" dont le boulot est de garantir ce qui est présumé être bon pour nous. La Bible dit : "C'est une chose terrible que de tomber dans les mains du Dieu vivant". (Hébreux 10.31) Et c'est par une comparaison pour le moins impressionnante qu'elle décrit la relation de l'homme avec son Créateur : "L'argile dit-il au potier : que fais-tu ?" (Esaïe 45.9) Visiblement, il n'est pas du ressort de l'être humain de définir l'échelle du bien et du mal, ni de mettre Dieu au banc des accusés. Nous sommes tous dépendants de sa grâce. Après le déluge, Dieu a donné à Noé cette promesse valable pour tous les temps : "Désormais, je renonce à maudire le sol à cause de l'homme. C'est vrai, dès sa jeunesse, l'homme n'a au cœur que de mauvais penchants. Mais je renonce désormais à détruire tout ce qui vit comme je viens de le faire !" (Genèse 8.21). Dieu nous garantit cette protection. Alors Dieu serait-il passif, impuissant ou arbitraire ? Non ! Il souffre avec chacune de ses créatures. Dieu ne veut pas que les hommes soient perdus, mais sauvés et qu'une relation personnelle naisse entre le Créateur et sa créature. C. S. Lewis disait un jour : "Dieu chuchote quand nous nous amusons, il parle à notre conscience, mais il crie dans notre malheur." Dieu crie ces jours-ci, mais la plupart sont sourds à ses chuchotements et ses paroles. Cette fin justifie-t-elle des centaines de milliers de morts ? Je n'oserais pas me prononcer là-dessus. Je veux simplement croire que Dieu sait ce qu'il fait. Réfléchissons plutôt sur la question qu'une journaliste de télévision posait à une aumônière : "Où est Dieu dans ce malheur ?" Je suis convaincu que Dieu se laisse trouver –précisément dans le malheur. Mais je ne le trouverai qu'à condition de chercher "le Créateur" qui m'a créé et non "le coupable". Job l'a trouvé du fond de l'abîme où l'a plongé la catastrophe de sa vie, il s'humilie et élève cette prière à Dieu : "Je ne savais de toi que ce qu'on m'avait dit, mais maintenant, c'est de mes yeux que je t'ai vu." (Job 42.5). J. Dechert Les signes des temps et la Bible Les signes des temps sont les termes qui, dans le Nouveau Testament, désignent les événements précédant le retour de Jésus-Christ. Jésus va revenir sur notre terre. Seul son retour apportera au monde une paix définitive, parce qu'il anéantira le mal et rétablira la justice. Dans le chapitre 24 de l'Evangile de Matthieu, Jésus évoque ces signes et parle de catastrophes de plus en plus dévastatrices : guerres, séismes, famines, persécution des chrétiens... On a l'impression que beaucoup de ces prophéties s'accomplissent de nos jours. L'augmentation du nombre de séismes est frappante. Le nombre des guerres, avec leur cortège de victimes ne recule pas, malgré d'intenses efforts diplomatiques. Jamais autant de chrétiens n'ont été persécutés et exécutés qu'au 20° siècle. Dans son livre "Sel de la terre, lumière du monde", l'historien et professeur en histoire Andrea Riccardi, parle de 45 millions de chrétiens exécutés à cause de leur foi. En 1999, environ 30 millions d'êtres humains sont morts de faim et les experts précisent que 30.000 enfants meurent chaque jour des suites de malnutrition. Cette catastrophe qui suscite la stupéfaction s'inscrit dans un contexte de fin des temps et veut nous rappeler que notre vie a un but : il importe de changer nos comportements et de nous tourner vers Dieu, ce qui serait une bonne réaction après la catastrophe et le formidable élan de solidarité. Y-a-t-il encore quelque chose de sûr ? Il est sûr que dans les petites ou grandes catastrophes de la vie quotidienne, si quelqu'un s'adresse à son Créateur, il trouvera une oreille ouverte. Dieu exhorte tous ceux qui traversent une période de crise : "Invoque-moi au jour de la détresse et je te répondrai..." (Psaume 50.15). Il est sûr que pour nous qui vivons avec la mort autour de nous, il existe une place auprès de Dieu. Jésus-Christ a promis à ses disciples : "Je m'en vais vous préparer une demeure... afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Jean 14 : 2-3". La confiance en Jésus permet de savoir où nous allons et nous évite de finir dans le néant.
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