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Les violettes... et nous

 

                                            
        
En début de semaine, profitant d'un peu de soleil pendant une accalmie entre deux  averses, nous sommes allés faire notre petite promenade dans notre terrain boisé.
        A peine avions nous commencé, que soudain, je suis tombé en arrêt : j'avais à mes pieds les premières violettes de l'année.
        Tous les ans, pour moi, c'est toujours avec une certaine impatience mêlée d'un peu de joie et d'espoir que je cueille l'une de ces premières fleurs pour l'offrir à la personne qui est à mes cotés.    

Les premières violettes, petites fleurs discrètes, souvent cachées à l'ombre d'une autre plante, annoncent que les jours augmentent, que le soleil reprend de la vigueur, que la végétation repart. Bref, que la vie redémarre après le long sommeil froid de l'hiver.
 

La violette, ou viola odorata à cause de son odeur très particulière, plante dicotylédone de la famille des violacées dont fait aussi partie la pensée, pousse spontanément dans nos jardins, sur le bord des routes, et aussi dans les sous-bois. Sa floraison, en mars habituellement, est en avance cette année. Sa fleur est composée de cinq pétales violets, blancs, lilas ou même rarement roses et de cinq sépales.
        Cultivée, elle a donné naissance à plusieurs plantes.
        Sa racine en décoction fait vomir, et sa fleur peut être employée en infusion contre la toux ou comme sédatif.
        Beaucoup plus agréablement,  elle est aussi utilisée dans la parfumerie, la cuisine et les fameux bonbons à la violette, sans oublier sa petite sœur confite dans le sucre.
 

Dans le langage des fleurs nous trouvons : Violette blanche : candeur et innocence - Double : amitié réciproque - Odorante : modestie. 
 

Vincent Scotto (1876-1952)  l'a mise en musique dans Violettes impériales en 1948.
 

Sous la 1ere restauration (avril 1814-mars 1815), la violette fut le signe de ralliement des Bonapartistes, symbolisant l'espoir de voir Napoléon revenir avec le printemps. 
 

Dans la bible la discrète violette n'y apparaît pas. Seulement sa couleur, souvent décrite en pourpre (rouge plus ou moins violet) est le symbole de la richesse, de la dignité, de la souveraineté, de la royauté.
 

Comme la cette délicate fleur odoriférante, la bible nous dit que :  
        Nous sommes bien, pour Dieu, la bonne odeur du Christ parmi ceux qui se sauvent et parmi ceux qui se perdent;  pour les uns, une odeur qui de la mort conduit à la mort; pour les autres, une odeur qui de la vie conduit à la vie. Et de cela qui est capable? (2 Corinthiens 2:15 )


         Posons-nous la question.

 


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